Oscars 2016 : Black man in a white suit

Chris Rock est apparu hier en complet blanc, sur fond de polémique en raison de l’absence de diversité parmi les nominés de la 88ème cérémonie des Oscars.


Plutôt que le boycott, il a choisi d’utiliser cet espace de parole afin de transmettre son message. Performance plutôt réussie et saluée par toute la presse ce matin :

Huffington Post, RFI, Nouvelobs, TVA, Slate…

We want more opportunities, we want the same opportunities…. (Nous voulons les mêmes opportunités).

Merci Monsieur Chris Rock.

 

 

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#Happysheeps

Des moutons de toutes les couleurs sont apparus sur les réseaux sociaux ces derniers jours, en réponse à la campagne haineuse du parti suisse UDC.

suisse_mouton_noir

En réponse, de jeunes Suisses qui font des trucs, tel que se définit le collective Bièvre, ont réalisé cette vidéo :

 

 

J’attends le jour où Beyoncé deviendra une féministe noire

Beyonce a récemment fait parler d’elle avec sa chanson Formation, dont le clip est sans ambiguité sur son engagement politique.

« My daddy Alabama, Momma Louisiana, you mix that Negro with that Creole make a Texas bamma. I like my baby hair, with baby hair and afros. I like my negro nose with Jackson Five nostrils » (en français : « Mon papa vient d’Alabama, ma maman de Louisiane, tu mélanges ce nègre à cette créole et ça te donne une bombe texane. J’aime les cheveux de mon bébé et les afros. J’aime mon nez de nègre, avec ses narines à la Jackson Five »).

Les paroles sont explicites et lors de sa prestation au Super Bowl, la référence aux Black Panthers (béret noir et poing levé), a divisé l’Amérique.

Le Saturday Night Live s’est emparé de la polémique pour nous offrir un sketch assez amusant (mais loin d’être aussi hilarant que certains le prétendent : The day Beyonce turned black (Le jour où Beyonce est devenue noire).

L’engagement politique de Beyonce est à saluer dans cette Amérique où les bavures policières envers les noirs font régulièrement la une des quotidiens.

Néanmoins, Beyoncé n’est pas Angela Davis. Cheveux artificiels, hypersexualisée, et danse suggestive, Beyoncé n’est pas encore affranchie des stéréotypes sexuels attribués aux femmes noires.

J’attends le jour où Beyoncé deviendra une féministe noire…

J’aime beaucoup votre robe

« J’aime beaucoup votre robe » ou comment une petite phrase anodine, sous couvert de flatterie, annihile toute trace de compétence professionnelle et ramène la femme au rang d’objet sexuel.

Combien d’hommes se sont-ils vus complimenter sur leur physique ou leur tenue vestimentaire dans le cadre du travail?

La récente expérience de Richard Stewart, maire de Coquitlam, une ville à l’est de Vancouver, prouve que la société traite injustement les hommes et les femmes. Il a porté pendant quinze mois le même costume bleu sans que jamais, qui que ce soit, ne s’en rende compte.

richard stewart

    Photo : Richard Stewart

« J’ai moi-même des filles et lorsque je vois les barrières involontaires que la société met aux femmes dans l’avancement de leur carrière, j’ai envie de montrer cela du doigt », a-t-il expliqué lors de l’émission On the Coast de CBC.

Richard Stewart n’est pas le premier. Karl Stefanovic, présentateur de l’émission australienne Today Morning avait, lui aussi, porté le même complet à l’antenne pendant un an afin de souligner le sexisme latent dans les médias.

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photo : Twitter / @Metro.uk

« Personne n’a rien remarqué. Tout le monde s’en fout » a commenté Karl Stefanovic d’après des propos repris par le site australien The Age.com.au. « Moi, je suis jugé sur la qualité de mes interviews, sur mon épouvantable sens de l’humour, en gros, sur la façon dont je fais mon travail« , a expliqué le présentateur. « Alors que les femmes sont assez souvent jugées sur ce qu’elles portent et sur la façon dont elles sont coiffées« , a regretté Karl Stefanovic.